6 astuces pour une épicerie écologique

Kinga Sabela
Publié : il y a 4 mois

Un article paru il y a quelques semaines dans le Huffington Post expliquait que le dernier site d’enfouissement de la région métropolitaine de Montréal venait d’ouvrir sa dernière parcelle disponible. En d’autres termes, nous arrivons à bout de place pour faire « disparaître » nos déchets. Alors que se passe-t-il ensuite? Je ne suis pas experte en gestion des matières résiduelles, mais mon petit doigt me dit que si nous ne changeons pas notre manière de faire, nous allons bientôt avoir un petit problème.

« Que faire? » me direz-vous! Au risque de vous décevoir, il n’y a pas de solution miracle. Un simili-miracle, cependant, serait que chacun de nous y mette du sien pour avoir ensemble un impact positif sur notre production de déchets en changeant quelques unes de nos mauvaises habitudes de consommation. Voici donc 6 gestes que vous pouvez adopter dès aujourd’hui en faisant votre épicerie ainsi que quelques astuces pour y arriver:

1. Renoncer aux sacs plastiques

À l’épicerie (ou quand vous magasinez), prenez l’habitude de refuser les sacs plastiques qu’on vous propose systématiquement à la caisse. Personnellement, je pousse l’exercice encore plus loin en répondant « ah non surtout pas, pas de gaspillage! » dans l’espoir de faire germer l’idée dans l’esprit des personnes suivantes dans la file.

Astuce: Procurez-vous un petit sac réutilisable compact (qui tient dans une poche!) ou adoptez un sac à dos que vous trimballerez partout avez vous. Vous vous rendrez vite compte qu’un sac de petite taille suffit pour la majorité des commissions.

2. Choisir des fruits et légumes non emballés

Il est commun de trouver les légumes emballés à l’épicerie. Les portions sont préparées à l’avance sur des plateaux de styromousse enveloppées dans de la pellicule plastique. Le styromousse est un des seuls matériaux non recyclables et non destructibles, une véritable catastrophe écologique. Les épiceries emballent les légumes de cette façon afin de prolonger de quelques jours la durée de vie des aliments, mais aussi pour faciliter la vie de l’acheteur en lui évitant de devoir manipuler et sélectionner les légumes lui-même. Rappelez-vous également que les fruits et légumes n’ont pas toujours besoin d’être emballés individuellement dans des sacs de plastique.

Astuce: Évitez les épiceries qui pratiquent ce genre d’emballage et privilégiez les commerçants qui présentent leurs fruits et légumes dans des bacs en libre-service. Si vous n’avez qu’une seule épicerie proche de chez vous, prenez la peine de suggérer des méthodes d’emballage alternatives au gérant. Beaucoup d’épiciers développent certaines pratiques par manque d’information ou peur du changement. Dites-vous que si chaque client manifestait son intérêt pour une épicerie plus écologique, il est probable que votre épicier finisse par y réfléchir.

3. Aller chez le boucher

Si vous êtes un mangeur de viande, vous savez que le problème de l’emballage en styromousse ne se limite pas uniquement aux fruits et légumes. La viande en épicerie vient soit emballée sur un plateau de styromousse enveloppé de pellicule plastique, soit emballée sous vide (généralement les viandes dites biologiques). Si vous devez absolument choisir entre les deux, choisissez l’emballage sous vide qui est moins dommageable pour l’environnement. Si vous avez toutefois accès à une boucherie, c’est de loin la meilleure solution. Contrairement à la croyance populaire, il n’est pas toujours plus dispendieux d’acheter sa viande chez le boucher qu’en épicerie. Généralement de moins bonne qualité, la viande d’épicerie est gorgée d’eau et réduit énormément à la cuisson, contrairement à la viande de boucherie qui contient très peu d’eau et conserve son volume à la cuisson. Vous aurez donc plus de viande dans votre assiette même si vous en avez acheté moins.

Astuce: La plupart des bouchers vous laisseront utiliser vos propres emballages pour acheter votre viande, vous évitant ainsi de gaspiller de l’emballage plastique.

4. Opter pour le papier plutôt que le plastique

Lorsque vous achetez des aliments comme les pâtes, le riz, les biscuits, etc., choisissez les marques qui privilégient l’emballage en papier. Imaginez un paquet de biscuits: les biscuits sont disposés dans un contenant de plastique enveloppé dans un emballage de plastique transparent, le tout rangé dans une boîte de carton. Une fois à l’épicerie, lorsque vous voyez ce paquet, continuez à chercher. Je vous garantis qu’il y a quelque part dans le rayon un autre paquet de biscuits qui n’utilise aucun plastique; trouvez-le! La même méthode s’applique aux pâtes, au riz et à tous les autres aliments emballés.

Astuce: Évitez le plus possible l’achat de biscuits à l’unité. Si vous voulez un biscuit, allez à la boulangerie ou au café proche de chez vous, vous paierez le même prix qu’à l’épicerie, vous aurez évité le plastique et vous aurez le mérite de manger quelque chose de bien meilleur pour vos papilles qu’un biscuit industriel.

5. Acheter en vrac

Le vrac, c’est l’achat d’aliments au poids, présentés dans des bacs en libre-service. L’avantage, c’est que rien n’est emballé car vous venez avec vos propres emballages, que vous réutilisez à chaque épicerie. Plus besoin de vous soucier du recyclage car vous n’achetez aucune matière jetable. Merveilleux, n’est-ce pas?

Astuce: Pour savoir comment ça marche, rendez-vous ici.

6. Cuisiner, cuisiner, cuisiner!

Certains ont dû avoir un tic nerveux en lisant ce dernier point, sachez toutefois que je vous veux du bien.En attendant de vous concocter un petit article pour vous aider à vaincre votre peur des fourneaux, laissez-moi vous dire une chose: cuisiner ça ne doit pas forcément être compliqué, long ou pénible. À chaque fois que vous cuisinez, vous réduisez sans le savoir votre production de déchets en évitant l’utilisation de plastique et styromousse à usage unique. Alors à vous tous, grands habitués du take-out, de la livraison ou des plats individuels surgelés, par pitié, faites connaissance avec votre poêle et vos chaudrons. Vous verrez, il sont bien sympathiques.

Astuce: Le web regorge de sites dédiés aux cuisiniers novices en manque de temps. Demandez autour de vous des recommandations de sites bien construits, vous y trouverez de l’inspiration et des recettes qui vous guideront pas-à-pas à travers le monde extraordinaire de la cuisine (Pssst! Vous lisez un article sur Glouton.ca, vous avez déjà une longueur d’avance!)

Vous avez plus de pouvoir que vous ne le croyez, alors utilisez-le! Changer nos habitudes n’est pas une mince affaire et il est important de prendre son temps; inutile de vous attaquer à toutes ces choses à la fois. Allez-y à votre rythme, essayez une chose pendant un mois et voyez comment vous vous sentez. Si vous réussissez à instaurer une nouvelle habitude, essayez-en une autre! Vous verrez vite ce qui fonctionne pour vous et avec un peu de chance, vous voudrez recommencer.

Source : Huffington post : https://quebec.huffingtonpost.ca/2019/03/29/montreal-veut-regler-ses-problemes-de-dechets-et-demande-votre-avis_a_23702737/?utm_hp_ref=qc-politique-municipale&ncid=fcbklnkcahpmg00000009&fbclid=IwAR1ouJJbjV3b7JGMV3LWCgM57kW1TH0TMPYMNqX9S7Mp_Yss29I_A_6BZPc

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À propos de Kinga
Véritable foodie de naissance, Kinga s’intéresse à tout ce qui pourrait (ou non) goûter bon. Elle est la partisane numéro 1 de l’essai-erreur en cuisine et compte bien apprivoiser tous ces aliments inconnus qu’elle croise chaque semaine à l’épicerie.

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