Les 10 commandements du consommateur responsable

Charleyne Bachraty
Publié : il y a 3 mois

Saviez-vous qu'il était assez simple de devenir un consommateur responsable. On vous a préparé 10 astuces à suivre pour que vous puissiez mieux consommer au quotidien.

1. TES BESOINS ET ENVIES, TU ÉCOUTERAS

Que l’on veuille ou non, nous restons très influencés par notre environnement quand vient le temps de manger. L’humain a besoin de s’associer à une communauté : influenceurs, vedettes, experts sans expertises… Et si vous commenciez par écouter votre corps ? Vous mieux que quiconque sait ce dont il a besoin et ce qu’il pourrait éviter. Et si vous décidez de vous alimenter plus sainement, sachez que sain ne signifie pas restrictif, et que les plaisirs sont aussi permis ! On peut être gourmand sans tomber dans l’excès. Grâce aux commandements suivants, vous devriez être en mesure de faire les bons choix, pour vous.

2. LA LISTE DES INGRÉDIENTS, TU LIRAS

Il est vrai que cette fameuse liste est loin d’être attrayante et que beaucoup d’entre nous ont l’impression de manquer de diplômes pour identifier certains ingrédients. Parmi les plus redoutés, les fameux additifs et conservateurs. Sans enlever toutes nos craintes, il est quand même bon de savoir que tous ces ajouts font l’objet de contrôle rigoureux. S’il est difficile de mesurer les bienfaits de certains additifs, le débat reste ouvert pour les conservateurs, car sans eux, bon nombre d’aliments seraient jetés en ayant à peine été consommés. Augmenter leur durée de vie peut donc contribuer à la lutte contre le gaspillage alimentaire. De manière générale, attardez-vous sur la présence de fibres, de grains entiers – conseillés pour notre santé – et fuyez les apports trop importants de sel et de sucre. Quelques petits trucs pour mieux comprendre les étiquettes : les ingrédients sont toujours énumérés du plus présent au moins présent. Enfin, grâce au site Open Food Facts - Canada, vous pouvez obtenir tous les ingrédients, caractéristiques et informations nutritionnelles des aliments transformés.

3. LES PRODUITS LES MOINS TRANSFORMÉS, TU CONSOMMERAS

Le lien logique après la liste d’ingrédients, les produits transformés, voire même ultra-transformés. Il faut toujours prendre un pas de recul concernant ces appellations. Par exemple, un yaourt nature, c’est un produit non transformé ; mais dès lors que l’on y ajoute des fruits, il devient ultra transformé, alors qu’au niveau de l’ultra-transformation, d’autres produits sont nettement plus coupables. De façon générale, il est recommandé de consommer les produits les moins transformés possibles, afin de bénéficier de tous leurs nutriments et d’éviter les gras trans et autres du même acabit. Et si vous craquez pour un produit transformé 1) ce n’est pas quelque chose de mal ; 2) de nouveau prenez le temps d’examiner l’ensemble des ingrédients et leur proportion.

4. SUR LES TENDANCES, TU TE RENSEIGNERAS

L’actualité aidant, nous entendons beaucoup parler des régimes végétarien, vegan, flexitarien, cétogène… La plupart sont faciles à adopter, et peuvent effectivement présenter des bénéfices… ou pas ! Tout dépend encore une fois de vous, de votre physionomie, de votre organisme, de votre mode de vie. Peut-être qu’une alimentation sans gluten n’est pas particulièrement adaptée pour vous. Si vous trouvez naturellement votre dose de protéines ailleurs que dans la viande, la transition vers le végé ne devrait pas avoir de gros impacts. Dans tous les cas, prenez le temps de vous renseigner auprès de sources sûres et de professionnels compétents (voir commandement 8).

5. LA NOURRITURE, TU NE GÂCHERAS PAS

Le gâchis de nourriture reste encore un gros problème dans nos sociétés dites modernes. Avant toute chose, sachez que la date « meilleure avant » n’est pas une date de péremption. La plupart des aliments portant cette mention pourront encore être consommés, comme les yaourts notamment. La qualité, la texture le goût peuvent éventuellement être différents, mais la sécurité alimentaire ne sera pas remise en cause. La planification reste toujours une bonne solution pour éviter de perdre des denrées, ainsi que la réutilisation d’un ingrédient, l’incorporation des fanes ou tiges de légumes dans les recettes… de plus en plus de solutions se développent pour éviter que des tonnes de nourriture se retrouvent jetées (essayez par exemple le Vide-frigo Glouton). Saviez-vous que vous pouviez également donner la nourriture que vous ne pensez pas finir à temps ? Le concept des frigos-partage par exemple est un excellent moyen pour contrer le gaspillage alimentaire, et favoriser le partage et la solidarité.

6. LES LÉGUMES ET FRUITS MOCHES, TU ACHÈTERAS

Ne serions-nous pas trop conditionnés – voire même capricieux – quand vient le temps de choisir nos fruits et légumes ? Il faut que les pommes brillent dans la nuit, que les haricots soient d’un vert Pantone uni et que les pommes de terre aient l’air de ne pas sortir… de terre. S’il est évident qu’un légume ou fruit pourri ne pourra définitivement pas être la valeur ajoutée de notre plat, il faut se réconcilier avec ces « rebuts de rayonnage » et ne pas rechigner à les incorporer dans nos soupes, sauces, ragoûts. Le lavage à l’eau et l’épluchage auront vite fait de dissiper notre dégoût. En plus, bon nombre d’épiceries proposent un prix réduit pour les fruits et légumes moches, donc économisons mes bons !

7. LA PLANIFICATION, TU INCORPORERAS

L'une des préoccupations principales en cuisine, c'est le temps ! Celui qu'il faut pour faire les courses, celui pour préparer, pour cuire et aussi le temps du rangement, car qui dit cuisine, dit un petit peu plus de vaisselle. Paradoxalement, il ne s'est jamais autant vendu de livres de cuisine que dans les dernières années. Donc, définitivement, nous voulons cuisiner, mais nous considérons encore cela chronophage. Et si on enlevait du temps de cuisine, pour le mettre dans celui de la planification ? Vous savez ce mot magique qui épargne bien des désagréments ? Et si on revoyait ses aspirations de cuistot à la baisse et que l'on choisissait des recettes faciles et rapides dans un premier temps ? Une fois le coup de main pris, il sera plus facile d'organiser des défis de paella et de forêt noire, non ?

8. VERS LES PROFESSIONNELS, TU TE DIRIGERAS

Oui, nous sommes à l’ère des médias sociaux et de l’information rapide. Si des conseils pertinents peuvent émerger de blogues, de sites ou de réflexions partagées sur une plateforme sociale, d’autres sont à prendre avec de grosses pincettes. Influenceurs, vedettes… les régimes et tests qui nous sont vendus par leur intermédiaire, comportent rarement une approche médicale ou au moins, une approche encadrée. Nouvelle diète, sans gluten, sans ceci, sans cela… mais surtout sans sources fiables auxquelles se référer ! Personne ne peut s’improviser médecin ou nutritionniste. Donc, si vous souhaitez entamer une diète, parlez-en à un spécialiste. Et garder à l’esprit que ce que vous voyez sur les réseaux sociaux est avant tout de l’ordre du témoignage, pas de l’expertise, et ce qui a pu être bénéfique pour certaines personnes, ne le sera pas forcément pour vous. Ah ! Une dernière chose : la cure de jus de céleri, on oublie, ok ?

9. L'ACHAT LOCAL, TU PRIVILÉGIERAS

Connaissez-vous le « kilomètre alimentaire » ? Il s’agit de la distance séparant le producteur du consommateur. Autrement dit, plus il est important, plus les conséquences écologiques du transport des aliments le sont aussi. Outre l’impact écologique d’un kilomètre alimentaire important, nous devons aussi considérer son impact sur l’économie locale. Encourager les producteurs du Québec, apprécier des produits que l’on ne trouvera qu’ici, connaître les producteurs, c’est aussi ça l’achat local. Et puis honnêtement, les croustades aux pommes sont bien meilleures que celles aux bananes.

10. LE PLAISIR DE MANGER, TU GARDERAS

J’y reviens souvent, mais redécouvrir le plaisir de – oui, manger sainement– mais aussi élaborer ses recettes, découvrir de nouveaux aliments, se balader dans les marchés, organiser des parties de cuisine entre amis ou avec la famille… autant de petits événements qui doivent reprendre leur place dans notre quotidien, sans être synonymes de corvées et de perte de temps. Notre mode de vie est axé sur la performance et la rapidité. Donc, si on rééquilibrait les charges en s’accordant un petit peu de temps pour profiter du plaisir de manger ?

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