Quoi choisir? Le sucre ou le faux-sucre?

Par : Marie-Eve Nadeau
Publié : il y a 2 semaines

Le sucre a de plus en plus mauvaise presse, mais qu’en est-il des édulcorants? Ces substituts de sucre sont utilisés pour donner un goût sucré aux aliments sans ajouter de calories à ceux-ci.

Les faux-sucres artificiels les plus connus sont l’acésulfame de potassium, la saccharine, l’aspartame, le sucralose, le maltitol et le sorbitol qui possèdent jusqu’à 600 fois le pouvoir sucrant du sucre. Il y a aussi les édulcorants dits naturels comme le stévia et le fruit du Moine qui possèdent également un pouvoir sucrant jusqu’à 350 fois plus puissant que le sucre.

Nul besoin de vous dire pourquoi nous aimons tant les produits « diètes » tels que certains yogourts, certaines boissons gazeuses, certaines gommes à mâcher et plusieurs autres produits. En plus d’offrir un goût plus sucré à nos papilles gustatives, notre cerveau se réjouit qu’ils n’offrent pas ou très peu de calories.

Mais qu’en est-il de leur effet sur notre santé?

La consommation régulière pourrait causer un gain de poids et augmenter les risques de maladies cardiovasculaires, d’hypertension et de diabète de type II.

Voici quelques théories qui pourraient expliquer ces conséquences sur notre santé.

  • Les édulcorants entretiennent notre goût pour le sucre et qu’il nous en faudrait toujours plus pour satisfaire notre dent sucrée.
  • Les produits zéro calorie enlèverait la culpabilité habituellement associée à la consommation d’aliments sucrés et cela nous pousserait à manger davantage. Par exemple, boire des boissons gazeuses diètes comme si on buvait de l’eau.
  • Les édulcorants artificiels stimuleraient la sécrétion d’insuline, ce qui augmenterait la sensation de faim.
  • Les faux-sucres conserveraient le glucose (sucre) plus longtemps dans le sang en modifiant le microbiote intestinal (bactéries), ce qui augmente la glycémie (marqueur pour le diabète).
  • Les substitus de sucre diminueraient l’enzyme phosphatase alcaline intestinale responsable de la protection contre le syndrome métabolique (surplus de poids, diabète, hypertension, dyslipidémie).

Les études faites jusqu’à présent ne statuent pas clairement si les édulcorants tombent dans la catégorie des substances nocives pour la santé. Pour ma part, je crois qu’il est important de favoriser les aliments sous leur forme originale et de consommer modérément les aliments transformés lorsque l’envie se fait sentir!

La modération a bien meilleur goût!

À propos de Marie-Eve

Nutritionniste diplômée de l’université McGill en diététique, Marie-Eve s’est spécialisée en nutrition sportive avec le Comité Olympique International. Elle pratique principalement dans le milieu privé et motive ses client(e)s à atteindre leurs objectifs quels qu’ils soient.

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