L’ail, pas juste bon contre le rhume

Publié dans: Bon à savoir!
Marie-Rêve
Publié : il y a 1 semaine

Les changements de saisons, particulièrement au Québec, entraînent leurs lots d’écoulements nasaux et de maux de gorge. La première prescription naturelle largement conseillée est de manger de l’ail pour ses propriétés antibactériennes et antivirales. Mais saviez-vous qu’en consommer régulièrement peut apporter bien d’autres bénéfices à votre santé? L’ail contribue autant au bon fonctionnement de votre corps qu’à une belle apparence physique.

Comment ça fonctionne?

Commençons par un peu de théorie afin de bien comprendre pourquoi et comment l’ail agit sur votre corps. Cette plante potagère contient les vitamines C, B1, B6, E, du fer, du potassium, du magnésium, du zinc et du sélénium, entre autres. De plus, l’ail contient beaucoup de composés soufrés, dont l’allicine et l’ajoène. C’est de ces deux dernières composantes que provient une grande partie des vertus médicinales de la petite gousse goûteuse et odorante.

L’effet antibactérien de l’ail est issu principalement de l’allicine. Par contre, l’allicine ne se trouve pas dans l’ail de façon naturelle. Elle se crée par une réaction des enzymes lorsque sa fibre est brisée. À ce moment, l’alliine, présente dans l’ail entre en réaction avec l’alliinase et, ensemble, elles créent l’allicine. Enfin, tout ceci pour vous expliquer que l’ail doit être mastiquer, hacher ou écraser afin d’activer son effet antibactérien. Aussi, l’allicine n’est présent que dans l’ail cru. Si l’ail est chauffé, l’enzyme alliinase est désactivé et l’allicine ne peut être créée.

Pour sa part, l’ajoène apparait lorsque l’allicine est condensée. On la retrouve donc dans l’extrait d’ail ou dans une huile alimentaire dans laquelle de l’ail écrasé macère. L’ajoène est la composante qui apporte les propriétés antioxydantes, anticoagulantes et anti-thrombotique à l’ail. C’est ce qui évite de faire des caillots de sang. Il paraît que ce serait aussi efficace que de l’aspirine. À noter que le sélénium, aussi présent dans l’ail, a aussi des fonctions antioxydantes et anticoagulantes.

Les bienfaits de l’ail

Maintenant que vous savez ce que contient votre ail et comment activer ses propriétés médicinales, voyons ce que cette petite gousse blanche peut faire pour vous. Je mentionnais, plus haut, que l’ail contient des composés soufrés. Plus simplement, du soufre. Le soufre sert à la construction des protéines, mais c’est aussi l’une des composantes importantes de la kératine, qui elle est la principale composante des cheveux. L’ail contribue donc à une bonne santé capillaire, mais pas seulement grâce au soufre. Effectivement, l’effet antioxydant et anticoagulant de l’ail permet une meilleure circulation sanguine, ce qui contribue aussi à la santé du cuir chevelu.

Continuons sur les bienfaits des aspects antioxydants et anticoagulants de l’ail. Ça a aussi pour effets de diminué le taux de cholestérol (un petit peu) et de maintenir une tension artérielle équilibrée ce qui entraîne automatiquement une meilleure santé du cœur. De plus, ces éléments mis ensemble ajouté à son effet hypoglycémiant (diminution du taux de sucre dans le sang), l’ail aide à maintenir un poids équilibré et parfois, même à faire perdre du poids.

On dit aussi que l’ail serait bon pour traiter certaines affections de la peau. Par exemple, l’acné et le psoriasis. Il suffirait de frotter de l’ail cru sur les éruptions. Ce sont les actions antiseptiques et antibactériennes qui agissent contre l’acné et ce sont les propriétés anti-inflammatoires qui seraient profitables au psoriasis. C’est aussi efficace pour diminuer les symptômes de démangeaison dû à une piqûre d’insecte ou une infection. Attention! Frotter une trop grande quantité d’ail ou sur une trop longue période peut irriter la peau et les muqueuses.

L’ail est aussi un excellent répulsif à moustiques, mouches, tiques, puces et pucerons. Les décoctions d’ail (de l’ail mijoté dans de l’eau) peuvent vous être très utiles autant dans votre jardin que dans vos soirées en plein air cet été. Évidemment, comme chasse-moustiques personnel, le parfum laisse un peu à désirer…

Se débarrasser de l’odeur

Parlons justement de l’odeur très forte de l’ail. Je vous entends déjà me dire « Bien beau manger tout cet ail cru pour rester en santé, mais plus personne ne voudra me parler avec l’haleine! ». Il y a des solutions. Pour faire partir l’haleine d’ail (aussi créer par l’allicine, tout comme l’odeur), il suffit de mâcher du persil frais, de la menthe fraîche ou de la gomme à la chlorophylle. Pour l’odeur qui reste sur les doigts après la préparation de l’ail, vous n’avez qu’à les frotter sur du citron ou un morceau d’acier inoxydable (en vente dans tous les magasins de cuisine).

Autres fonctions

En plus de tout ça, l’ail a aussi des fonctions antifongiques, antiparasitaires, antitumorales (anti cancer), vermifuges et diurétiques. C’est bon de manger de l’ail régulièrement, mais, comme toute chose, il ne faut pas en abuser non plus. L’ail n’est pas facile à digérer pour tout le monde et une trop grande consommation peut causer des brûlures d’estomac. Mangez de l’ail tous les jours, mais avec modération!

À propos de Marie-Rêve

Ayant un fort intérêt pour la médecine naturelle et traditionnelle, Marie-Rêve aime apprendre les différentes propriétés et usages médicinaux des plantes et des aliments. Par-dessus tout, elle adore partager ses découvertes.

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