De zéro à zéro déchet, un pas à la fois

Par : Viviane Jourdain
Publié : il y a 1 mois

Avez-vous déjà vu des photos de gens qui montrent fièrement leur pot Masson rempli des déchets qu’ils ont produits en un an ? C’est impressionnant, non ? C’en est même un peu intimidant, surtout lorsqu’on commence et qu’on ne sait pas par où s’y prendre. Pas de panique ! Tout le monde doit commencer par le commencement.

Passer au mode zéro déchet peut se faire rapidement, ou par étape. C’est une question de choix. J’ai décidé d’effectuer la transition un pas à la fois. Depuis un an, je m’engage dans ce mode de vie. Pourquoi graduellement ? Parce qu’entreprendre de trop grands changements en même temps ne fonctionne pas très bien. Pensez-y : tenez-vous vos résolutions ? La majorité d’entre nous les laisse tomber assez rapidement. Remplacer un nouveau produit à la fois, réellement m’engager dans le compostage, prendre l’habitude de transporter ma tasse réutilisable, faire des choix éclairés lorsque je magasine… petit à petit.

On me demande souvent comment je fais, par où j’ai commencé. Sincèrement, j’ai commencé simplement par réduire le nombre de bouteilles chez moi (sans blague). Ensuite, j’ai lu un article sur la quantité d’essuie-tout utilisés et leurs impacts écologiques, et je me suis dit : « Hey ! Je peux arrêter d’utiliser des essuie-tout. Je suis capable ! » C’est vraiment là que j’ai décidé de m’investir. J’y suis allée en douceur. Voici mes trois étapes principales que j’ai entreprises pour réduire mes déchets.

1 — Opération « Vider les bouteilles »

J’avoue que j’ai mis quand même beaucoup de temps à accomplir cette mission (et j’y travaille encore). Pour réduire mes déchets, je dois réduire ma surconsommation. Ai-je vraiment besoin de 5 bouteilles de shampooing, de 4 exfoliants pour le visage, de 3 lotions pour le corps, alouette ? Non ! C’est beaucoup de produits pour une même fonction qui prennent de la place. J’ai donc entrepris de les utiliser et de ne rien remplacer avant la dernière bouteille pour éviter d’en accumuler. Si on n’a pas la patience de passer à travers, on peut toujours les donner et en faire profiter à ses amis ou à sa famille. À la fin, le résultat est le même : moins de produits dans ses armoires.

2 — Opération « Réduire le gaspillage alimentaire »

Le gaspillage alimentaire n’est pas volontaire. On fait l’épicerie, on achète des produits périssables, on ne les consomme pas à temps (pour toute sorte de raisons) et bang ! Notre beau chou frisé tout vert et tout frais a été entassé dans le fond du tiroir à légumes. Une semaine plus tard, il est tout jaune et tout mou… ce n’est pas un très bon pronostic.

Il existe une multitude de trucs et d’astuces pour réduire ce type de gaspillage. Mon meilleur truc : la prise de conscience. Découvrez pourquoi vous gaspiller la nourriture : la rangez-vous de la bonne manière ? Achetez-vous trop d’aliments que vous n’arrivez pas à consommer à temps ? Combien gaspillez-vous en argent chaque fois que vous gaspillez en nourriture ?

Ma raison : je dois avouer que, parfois, je ne mange pas chez moi, malgré le fait que mon réfrigérateur déborde. Je sais, c’est vraiment mauvais comme raison ! Voilà ma prise de conscience : je prends maintenant le temps de cuisiner. C’est généralement bien meilleur et plus économique.

3 — Opération « Remplacer les produits ménagers par des options zéro déchet »

On remplace un produit à la fois et trouve son équivalent sans déchets (je partagerai mes découvertes dans un prochain article). Remplacez tout ce qui a une utilisation unique (pellicule de plastique, papier parchemin, essuie-tout, serviettes de table jetables, brosse à dents, etc.) au fur et à mesure que vous les finissez. Il est possible que vous découvriez des dépendances à certains produits. Ma mère éprouve de la difficulté à délaisser les essuie-tout, moi, ce sont les cotons-tiges. Dans ce cas, je suggère d’acheter l’option zéro déchet avant même d’avoir terminé le produit en question et de tranquillement réduire son utilisation. Comme on fait lorsqu’on change la nourriture de son chat: on lui donne un mélange de l’ancienne et la nouvelle marque et on augmente graduellement la quantité de la nouvelle pour ne pas faire un trop gros choc.

Et voilà comment j’ai fait mes premiers pas dans cette belle aventure. L’idée consiste surtout à prendre conscience de ses habitudes et à ne pas trop se mettre de pression. Des rechutes, ça arrive. Oublier sa tasse réutilisable, ça arrive aussi. L’important est de s’en rendre compte. Et petit à petit, on ne l’oublie plus. Comme moi, vous en êtes capable, un pas à la fois.

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